Trump sonríe ante la campana de wall street: un truco de campaña en plena inflación
Donald Trump a ouvert la bourse de Wall Street, une première pour un président américain. Un geste symbolique, présenté comme une promotion des comptes Trump, mais qui suscite déjà des interrogations sur la stratégie du milliardaire.
Un investissement d'envergure, mais les chiffres parlent d'eux-mêmes
L'opération, baptisée « Comptes Trump », vise à encourager les jeunes Américains, souvent issus de milieux défavorisés, à investir sur les marchés financiers. Des sommes considérables ont déjà été engagées : 6,25 milliards de dollars de la famille Dell, des investissements de Micron, et des promesses de dons de Musk. Mais derrière ce spectacle, la réalité économique est plus sombre.
La popularité de Trump s'effrite face à l'inflation galopante, qui pèse sur le pouvoir d'achat des Américains. Le président tente de détourner l'attention en mettant en avant les gains potentiels de ses politiques, tout en promouvant ces comptes d’épargne comme une solution miracle.

Un optimisme contesté
Le secrétaire au Trésor, Scott Bewley, insiste sur le fait que l'accès aux actions est inégalement réparti, et que ces comptes permettraient de combler ce fossé. Pourtant, selon une étude du Pew Research Center, seulement 33% des Américains approuvent la gestion économique de Trump. En 2024 et 2023, l'indice S&P 500 a grimpé de 25 et 26,3%, respectivement, durant la présidence Biden. Un contraste saisissant avec les performances du marché pendant le mandat actuel de Trump, où l'inflation a continué à peser sur l'économie.
La promesse d'une démocratisation de l'investissement, un discours républicain habituel, contraste cruellement avec la réalité : 38% des adultes américains ne possèdent pas d'actions. Trump tente de construire une image de réussite financière accessible à tous, alors que l'économie américaine est confrontée à des défis majeurs.
L’événement, orchestré sur le pavillon Oval, ne peut qu’amplifier les doutes quant à l’efficacité de ces manœuvres de campagne, juste avant les élections de mi-mandat. Le timing est tout simplement mauvais. Ce n’est pas le moment de jouer avec les illusions financières.
