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Playstation 3 : une mise à jour tardive pour un vestige technologique

Dix-neuf ans après son lancement en 2007, la PlayStation 3, abandonnée par Sony, reçoit une mise à jour inattendue. Une bouée de sauvetage pour certains, un rappel d'un passé révolu pour d'autres.

Une clé de chiffrement à renouveler, une raison de plus de prolonger la vie d

Une clé de chiffrement à renouveler, une raison de plus de prolonger la vie d'une console obsolète.

Sony a publié une mise à jour pour la PS3, une démarche inhabituelle pour un produit considéré comme hors d'usage. La raison ? La clé de chiffrement des disques Blu-ray 3D. Il faut la renouveler annuellement ou tous les ans et demi pour garantir la lecture des films.

Si la mise à jour est nécessaire pour profiter de vos films en Blu-ray, elle pose la question de la longsaine gestion du matériel. Je conserve une PS3 pour une seule raison : pour accéder à mes films en 3D. Et là, Sony se montre particulièrement sourd aux besoins de ses utilisateurs. Le passage à la PS5 n'a pas intégré la 3D, malgré la capacité technique de la console. Un simple ajout de cent lignes de code aurait suffi. Le code, il avait déjà été ajouté sur la PS4.

Mais ce n'est pas tout. Les versions originales de la PS3, ouvertes à la modification grâce au jailbreak, sont potentiellement affectées par cette mise à jour. Un jailbreak peut désactiver la console. Si vous avez opté pour cette personnalisation, l'installation de la dernière version du firmware pourrait compromettre votre accès à des fonctionnalités non officielles.

La dernière version du firmware est la 4.3. La mise à jour est simple : connexion à internet ou téléchargement du firmware sur une clé USB formatée en FAT32. Une procédure accessible, mais qui témoigne d'une volonté de Sony de maintenir un certain contrôle, même sur des produits désignés comme obsolètes. La PS3, c'est un peu comme une voiture ancienne : elle peut encore rouler, mais il faut parfois faire quelques ajustements pour la remettre en état.

La saga PlayStation 3, bien que terminée, laisse derrière elle une question persistante : comment gérer le cycle de vie du matériel quand la volonté de l'industrie est de nous pousser sans cesse vers le suivant ?