L'impact énergétique de la guerre au golfe pérsique frappe déjà l'espagne

La flambée des prix des carburants suite aux attaques de l'État-Unis et d'Israël contre l'Iran a déjà fait des ravages en Espagne. Le litre d'essence dans les stations-service dénommées low-cost coûte désormais plus de 1,7 euro, une augmentation de près de 40% en deux semaines. Au-delà de la frontière portugaise ou française, on atteint les 2 euros dans les stations premium.

Le gouvernement espagnol accuse un retard dans sa gestion de la crise énergétique

Le gouvernement espagnol accuse un retard dans sa gestion de la crise énergétique

Alors que le choc énergétique se propage rapidement, le gouvernement espagnol, mené par Pedro Sánchez, a adopté une posture de 'voir et attendre' face à la crise, selon des analystes. Cela signifie que les mesures d'urgence pour protéger les citoyens et l'économie espagnole ne sont pas encore définies.

La perte de pouvoir d'achat s'accroît non seulement pour les carburants, mais également pour le gaz, l'électricité et certains produits. C'est un scénario déjà vu lors de précédentes crises. Le gouvernement espagnol a tendance à adopter une approche de 'meilleure-garde' en matière de gestion des crises, préférant souvent la prudence à l'audace.

Une réaction plus prompte et plus ferme aurait pu éviter ou atténuer le dommage déjà fait, notamment en terms de confiance du consommateur, selon un analyste de l'ING. Le gouvernement doit maintenant agir de manière décisive pour protéger les entreprises autonomes et les acteurs clés de la chaîne d'approvisionnement, tels que les transports et les secteurs primaires.

Les mesures d'urgence devraient être présentées au Parlement espagnol dans les prochains jours. Il est espéré que cela inclurra des réductions de consommation, des aides aux ménages et des mesures pour soutenir les entreprises.