Espagne : madrid lance « huella de odio » pour traquer les discours haineux en ligne

Le gouvernement espagnol a dévoilé « Hodio », une nouvelle plateforme visant à évaluer systématiquement la propagation des discours de haine sur les réseaux sociaux. Cette initiative, baptisée « Huella de Odio y Polarización », s'inscrit dans une stratégie plus large de régulation du paysage numérique.

Un outil de transparence et de régulation

Un outil de transparence et de régulation

Selon les premières déclarations du Premier ministre Pedro Sánchez, cet instrument s'appuiera sur des critères académiques rigoureux et sera rendu public. L'objectif ? Exposer les plateformes qui luttent contre la haine, celles qui l'ignorent et celles qui en profitent financièrement.

Sánchez a souligné que le phénomène de la haine ne naît pas du néant, mais est cultivé et instrumentalisé, comparant la propagation des idées haineuses à un virus en laboratoire. Il explique que cela commence par des stéréotypes simplificateurs, aboutissant à la discrimination et à la violence.

Il a notamment pointé du doigt la montée des discours de haine sur la plateforme X (anciennement Twitter) depuis son acquisition par Elon Musk, avec une augmentation de 50% des propos haineux. Le Premier ministre a dénoncé une évolution vers une normalisation de l'agression verbale, où l'insulte est présentée comme une opinion et le harcèlement comme un débat.

L'incident de Torre Pacheco, où un hommage à une victime de racisme maghrébin a rapidement dégénéré en appels à la violence en ligne, a servi d'illustration frappante.