Crise ormuz : l'us navy admet son décalage face à l'iran

Washington reconnaît que sa capacité à protéger les cargos pétroliers dans le détroit d'Ormuz est loin d'être opérationnelle, un aveu sans précédent qui ébranle les assurances répétées de la Maison Blanche sur la sécurité des approvisionnements énergétiques.

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Chris wright admet l'impréparation de la navy devant les tensions au détroit d'ormuz

Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a asséné un constat alarmant jeudi : la flotte américaine n'est pas prête à escorter les pétroliers à travers le détroit d'Ormuz, choke point vital pour l'approvisionnement mondial en énergie, alors que des attaques ont ciblé plusieurs navires ces derniers jours. Cette reconnaissance intervient alors que le président Trump avait promis, le 3 mars, que la marine commencerait à protéger les cargos dès que possible. Wright a reconnu l'erreur de communication de son département, s'assumant pleinement de la responsabilité de cette déclaration erronée, qui avait initialement fait chuter les marchés pétroliers.

« Cela arrivera relativement bientôt, mais pas maintenant. Nous ne sommes tout simplement pas prêts », a-t-il déclaré lors d'une interview sur CNBC. L'objectif actuel de la marine est de neutraliser la capacité offensive de l'Iran et son industrie manufacturière.

L'aveu de Wright survient après une publication erronée sur les réseaux sociaux, rapidement rétractée, affirmant que la marine avait déjà escorté un pétrolier. Cette bourde a provoqué une vague de panique sur les marchés, avec une chute de plus de 17% des prix du pétrole, atteignant les plus bas de mardi.

« Il est peu probable que le prix du baril atteigne 200 dollars, comme l'ont prédit certains en Iran », a-t-il déclaré à la CNN. « Le monde est actuellement bien approvisionné en pétrole ».

La situation au détroit d'Ormuz reste tendue. Les tensions persistent, l'Iran exigeant la fermeture du détroit. La marge d'erreur est minime, et les conséquences potentielles, considérables. La Navy a encore du chemin à parcourir avant de pouvoir garantir la sécurité des flux énergétiques.

Ce décalage stratégique soulève des questions fondamentales sur la capacité des États-Unis à faire face à des crises géopolitiques complexes et sur la fiabilité de leurs engagements en matière de sécurité.

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