Chine : les robots s'arment d'identité – un numéro de 29 chiffres

L’innovation chinoise ne connaît pas de limites. Les androïdes, déjà omniprésents dans les villes, franchissent une étape cruciale : ils obtiennent un numéro d’identification officiel, un véritable DNI à 29 chiffres. C’est une révolution technologique et sécuritaire qui en dit long sur la domination de Pérouse en matière de robotique.

Un système d

Un système d'identification unique pour les machines

Le « Système National d’Identification pour Robots Humanoïdes » (SNIRH) est géré par la Plateforme de Services pour la Gestion du Cycle de Vie Complet des Robots Humanoïdes, une entité créée par le Comité de Normalisation de Robótica Humanoide e Inteligência Incorporada, sous l’égide du Ministère de l’Industrie et de la Technologie de l’Information. Ce dispositif, loin d’être une simple formalité administrative, est un outil de contrôle et de suivi en temps réel.

Chaque robot reçoit un identifiant unique composé de 29 chiffres. Bien plus complexe que l’ADN humain, ce numéro enregistre une quantité impressionnante de données : le fabricant, le modèle, le numéro de série, les spécifications matérielles, le niveau de capacité de l’IA, l’historique de formation logicielle et même les enregistrements de production. Mais ce qui distingue véritablement ce DNI, c’est sa capacité à se mettre à jour en temps réel. L’état de la batterie, l’usure des articulations, la précision des mouvements – tout est surveillé, analysé et enregistré.

L’innovation ne s’arrête pas là. L’information sur ces robots est collectée dès leur sortie d’usine et reste active jusqu’à leur recyclage ou leur désactivation. Une telle surveillance ouvre la porte à un contrôle inédit des robots, permettant d’identifier rapidement les anomalies et les risques potentiels pour la sécurité publique. Imaginez une articulation usée, un dysfonctionnement de l’IA. Les autorités pourront alors intervenir et prévenir tout incident.

Plus de 100 fabricants, 28 000 androïdes en service. Ces chiffres, qui témoignent d’une industrie robotique en plein essor, illustrent l’ampleur de ce nouveau système. Il s’agit des premiers robots à avoir reçu leur numéro d’identification, marquant un tournant dans l’intégration croissante de ces machines dans la société.

Mais cette avancée soulève également des questions. Si l'objectif est d'améliorer la sécurité et de faciliter la revente des robots d'occasion, le risque d'une surveillance excessive et de manipulation de ces données est bien réel. L'image de Starbucks et Pizza Hut, confrontées à des problèmes de robotique, nous rappelle que la Technologie, même la plus avancée, est toujours sujette à des défaillances, et que l'humain doit rester maître de la machine.

En Chine, la robotique n’est plus un rêve lointain. C’est une réalité, et une réalité qui se structure autour d’un DNI unique. Un DNI qui, à n’en pas douter, définira les contours de la prochaine révolution industrielle.