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Chine, blocage abrupte de l'acquisition manus : meta en étau

La Chine a décidé de bloquer l'acquisition de la startup d'intelligenceartificielle Manus par Meta, une décision surprenante qui risque de déstabiliser les ambitions de la firme de Mark Zuckerberg dans le marché chinois.

Un coup de sabot stratégique ?

La Commission Nationale de Développement et de Reforme (CRDE) a ordonné l'annulation de cet accord, estimé à 2 milliards de dollars, invoquant des réglementations et des lois sans plus de détails. Un geste clair qui illustre le contrôle inflexible de Pékin sur son secteur technologique et sa volonté de limiter l'influence des entreprises étrangères, notamment américaines.

Ce revirement survient à quelques jours des discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, ajoutant une tension supplémentaire à cette visite diplomatique. La situation est délicate, et l'impact sur la coopération future est incalculable.

Initialement saluée comme une porte d'entrée pour les startups chinoises vers une reconnaissance mondiale, cette acquisition s’est rapidement transformée en un point de friction géopolitique. Les critiques, déjà présents, fustigent la cession d'une Technologie aussi prometteuse à un concurrent direct.

Manus : un enjeu géopolitique crucial

Manus : un enjeu géopolitique crucial

Manus, initialement fondée en Chine avant de transférer son siège et ses équipes clés à Singapour en 2025, est désormais confrontée à un obstacle majeur. La décision de la CRDE ne se fonde pas sur la localisation légale de l'entreprise, mais sur la nature de la transaction elle-même, soulignant une volonté de contrôler les flux d'investissement étrangers.

Selon Ke Yan, analyste technologique de DZT Research, « le cas Manus est un éclairage saisissant. L'importance réside dans la localisation juridique, pas dans l'emplacement physique des fondateurs ». Meta, déjà en proie à des restructurations importantes, voit ainsi son projet de se positionner comme un leader dans le domaine des agents d'IA compromis.

Cette décision pourrait également avoir des répercussions sur les autres acteurs du secteur, tels que Microsoft, Google, OpenAI et Anthropic. La Chine, déterminée à développer ses propres capacités en matière d'IA, met en place un mur de restrictions pour freiner l'accès aux technologies étrangères.

Il est important de noter que Meta a déjà entamé un processus de réduction de sa main-d'œuvre, annonçant des suppressions d'emplois d'environ 10% en mai. L'acquisition de Manus, désormais bloquée, était perçue comme un élément clé de sa stratégie à long terme. L'entreprise tente de se réorganiser, mais la pression de Pékin est désormais palpable.

Le parallèle avec la décision de la Chine de forcer Didi Global à se retirer de la Bourse de New York, peu après son introduction en bourse en 2021, est frappant. Ce n'est pas seulement une perte pour Manus, c'est un signal clair de la détermination du gouvernement chinois à contrôler son propre écosystème technologique. Meta doit désormais trouver une voie, et rapidement, dans un environnement de plus en plus hostile.