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Ormuz : l'iran prépare un 'péage' maritime, défiant trump et l'occident

Tensions maximales dans le détroit d'Ormuz. Alors que le conflit entre l'Iran et Israël continue de faire des ravages, Téhéran semble prêt à formaliser son contrôle sur l'une des voies maritimes les plus stratégiques du monde : le détroit d'Ormuz. L'annonce d'un système de péage maritime, en cours de négociation avec Oman, pourrait bien déclencher une nouvelle escalade géopolitique.

Un contrôle accru, justifié par la sécurité

Selon l'ambassadeur iranien en France, Mohammad Amin-Nejad, cette initiative vise à assurer la sécurité et la gestion du trafic maritime dans le détroit. « Il faudra mobiliser toutes les ressources, tant pour la sécurité que pour la navigation », a-t-il déclaré à Bloomberg. L'idée est de créer une « Autorité du détroit du Golfe Persique », un organisme chargé de superviser le passage des navires et de percevoir des frais, pouvant atteindre 2 millions de dollars par passage, au nom de la sécurité. Une somme astronomique qui soulève immédiatement des questions sur la transparence et la légitimité de ce nouveau système.

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Trump s'oppose, l'ue cherche un compromis

L'annonce iranienne n'a pas tardé à provoquer une réaction virulente de la part de Donald Trump, qui a catégoriquement rejeté l'idée d'un péage. « Nous voulons que ce soit ouvert, gratuit, sans péages », a affirmé le président américain. Mais l'Union Européenne semble adopter une approche plus nuancée, cherchant à trouver un équilibre entre la nécessité de garantir la liberté de navigation et la volonté de ne pas alimenter davantage les tensions régionales. Le déblocage récent d'un accord arancelier avec les États-Unis pourrait d'ailleurs faciliter les discussions.

Une crise énergétique aux conséquences mondiales

Une crise énergétique aux conséquences mondiales

La fermeture de facto du détroit d'Ormuz, consécutive aux attaques américaines et israéliennes, a déjà eu des conséquences désastreuses sur le marché de l'énergie. Le détroit, qui transporte environ un quart des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est vital pour l'économie mondiale. L'augmentation vertigineuse des prix de l'énergie et la vente massive de bons gouvernementaux témoignent de l'ampleur de la crise. Si l'Iran affirme que seulement 26 navires ont réussi à traverser le détroit entre mardi et mercredi, grâce à l'intervention du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, les armateurs restent extrêmement prudents, craignant les attaques de missiles, de drones et les mines marines. La plupart refusent d'envoyer leurs navires tant que la guerre ne sera pas terminée.

Un pari risqué pour l

Un pari risqué pour l'iran

En imposant un contrôle de fait sur le détroit d'Ormuz, l'Iran prend un risque considérable. Les puissances occidentales, et notamment l'Arabie Saoudite, contestent la légitimité de Téhéran à contrôler une voie maritime traditionnellement considérée comme internationale. Mais l'Iran semble déterminé à maintenir cette position, même après la fin du conflit, afin de dissuader de futures attaques et de générer des revenus pour son économie dévastée. La coordination, selon Téhéran, avec la Chine et la Corée du Sud pour le passage de leurs navires, reste non confirmée, mais souligne l'ambition de l'Iran de s'imposer comme un acteur incontournable dans la région. L'avenir du détroit d'Ormuz, et par extension celui de l'approvisionnement énergétique mondial, est donc plus incertain que jamais.